La p’tite histoire de frak.qc.ca: les jeux Flash (2000-2001)

frak.qc.ca va avoir 10 ans en 2010 !

Note de frak: frak s’écrit TOUJOURS avec un «f» minuscule, donc c’n’est pas une erreur.


Accueil et vestiaire du bar Nexus (janvier 2001)

Bon, là, Larocque va être content. Il m’a souvent mentionné que mes jeux Flash n’étaient plus facilement accessibles sur mon site Web.

Ok, là on est en 2000, je viens de quitter le band Miss Clito, je joue maintenant sur mon drum électro dans des raves avec Vincent Royal, je travaille à la pige de chez moi et ça va ben mal avec ma blonde… Je coloue le fameux et mythique local de pratique 3A au sous-sol du trou à punk qu’est le 5550, d’Iberville avec Carlos & Pépé (Carlo Gentile et Garen Adjemian). En théorie, dans ma tête, je suis censé composer mon premier album solo. Mais je fais tout sauf ça. Je joue énormément de musique, de plus en plus expérimentale (autant avec Vincent Royal (projets MIR et dkdance) qu’avec les membres du Local 3A). Je crée de plus en plus pour frak.qc.ca, en travaillant le moins possible à mes contrats de graphisme. Je fais toute sorte d’excès dans à peu près tous les domaines, mais je ne peux pas vraiment en parler ici, puisque ma mère va me relire.

Câlisse d’hostie que j’ai d’la yeule su’l clavier! Bon, c’est donc dans cette atmosphère de non-sommeil perpétuel (tsé joué dans un rave, c’est jamais ben ben de bonne heure, pis quand t’essaie de dormir avant ton set à 6 h du mat’, malgré le café de style militaire, t’es jamais vraiment dedans, donc vaut mieux être là à écouter les autres sets avant toi) que je crée des jeux Flash extrêmement débiles. Je suis ben fier de celui-là: La crise de foie de frak. Ça reflète mes problèmes de boisson de l’époque. Plus je bois, le plus j’ai besoin d’alcool! Aujourd’hui, je sais quand m’arrêter… problèmes d’estomac aidant.

Bon ça, c’est mon jeu préféré à moi. Mais celui qui a fait triper le plus tout le monde, c’est l’hostie de jeu de cave qui se passe au Nexus. Le Nexus, un bar qui a disparu tout près des Foufs sur la rue Sainte-Catherine. Disons que c’était devenu mon quartier général, j’avais même les clefs de l’étage au-dessus (un ancien bar de danseuses désaffecté), où on pouvait faire des afters illégaux et des partys de musique électronique. Donc, je joue beaucoup avec mon drum électro sur les sets des DJ résidents (dont DJ Iznogood) du bar Nexus. Le monde trip sur un méchant temps, on me surnommait frak-the-beat-machine. C’est dans ce trip cauchemardesse, a observer trop saoul la faune simili gothico-techno, que j’ai créé le jeu Sortir pour fourrer. En fait, ce jeu fait parti d’une trilogie bizarre, prenant sa source dans un cauchemar bâtard qui m’a ben gros marqué (je m’étais levé en pleine nuit pour écrire ce criss de cauchemar). Voici Les cauchemardises de frak 1, 2 (le jeu au Nexus) et 3 (le jeu où tu peux fouetter frak).


Critique du jeu Les cauchemardises de frak 2 dans le magazine français Psikopat
(mai ou juin 2001, mais je suis pas sûr, je ne retrouve plus le magazine original)


Illustration extraite de l’histoire Les cauchemardises de frak 1


Une joke avec Ben Laden, ça date vraiment de fin 2001!

Hein? Il est bien hardcore le dernier jeu! Bon là, maman, lit mais n’écoute pas… C’est qu’à cette époque, j’ai trois blondes en même temps, je fornique à gauche à droite, j’essaie des choses, mais avec mon tempérament je peux vous dire que je n’ai jamais fait le rôle de l’esclave. En 2001, le SM est très à la mode, je ne sais pas si vous vous souvenez. C’est l’apogée des raves, des soirées sexe bizarres avec musique techno dans les bars échangistes. Les mardis, au deuxième étage des Foufs, il y avait même des soirées SM. Ça changeait des p’tites plottes insignifiantes en provenance de Laval (qui pullulaient le vendredi et samedi soir au Foufs), qui ne venaient pas pantoute à ces soirées SM. Faut dire que les gothiques et/ou adeptes de SM sont beaucoup plus belles et débordantes d’imagination, pas conformiste pour 2 cennes. En 2001, j’étais déjà de la gang des vieux croûtons qui disaient des Foufs: «Criss que les Foufs, c’n’est pas comme dans l’temps…» Donc, c’est dans une de ces soirées où j’allais danser sur les beats de malade de DJ Iznogood (mélange techno et métal), que j’ai rencontré Rose-Marie, serveuse au Cléopatre (je lui avais parlé au Cléopatre une semaine auparavant, et madame était venue me chercher au Foufs). Oui, j’ai eu quelque expérience SM, mais c’n’était vraiment pas ma tasse de sperme. Ce jeu est plutôt une parodie de cette époque de cul débridé, non seulement pour moi, mais pour toute la faune gothico-tehno-sm du temps.

MERCI CHRISTOPHE THIRACHE

On le voit bien dans le crédit de tous les jeux de cette époque, c’est Christophe Thirache qui s’est tapé la job de bras! Mes jeux fonctionnaient à moitié, plein de bugs, tout croches. Je lui envoyais mon fichier source Flash, il l’arrangeait, le reprogrammait et le finalisait pour que ça fonctionne. Merci Christophe! Je ne suis toujours pas capable de le recontacter. J’ai fait des requêtes sur FaceBook a des Christophe Thirache, toujours pas de réponse. Peut-être qu’il veut plus me parler, qui sait…

ANONYMUS

En même temps que tout ça, je fais des contrats à la pige pour Disque MPV (la maison de disque d’Anonymus, entre autres). J’y ai fait des pochettes de disque pour Groovy Aardvark et Anonymus, des pubs pis toutes pis toutes. C’est drôle, je vois encore des
t-shirts que j’ai conçu pour Anonymus porté par des jeunes de 12 à 14 ans. Mais le plus captivant, c’est la vidéo que j’ai réalisé pour la pièce Virtually Insane d’Anonymus. Je m’étais embarqué dans un criss de trip d’After Effect, encore une fois… Ça été ben long à faire et pas payant pantoute (vu tout le temps que j’y ai passé), mais ben plaisant et constructif.

J’ai eu pas mal d’offres après ça pour en faire d’autres. Mais j’ai toujours refusé, j’aime mieux les faire pour moi les vidéos. Une vidéo de musique, tu ne fais pas ça pour l’argent (parce que c’n’est vraiment pas payant), mais pour te bâtir un porte-folio de cinéaste et/ou réalisateur. Puisque je ne suis pas un vrai réalisateur, mais bien un graphiste de métier, ça ne m’a jamais intéressé de continuer dans cette branche. Bah, je dis ça, ça reste toujours un rêve d’être un bon réalisateur… Next step? Maybe…

On voit des petits défauts que l’on ne voyait pas sur un écran de télévision à l’époque. Comme les marges de safety qui n’était pas visible pantoute sur un tube conventionnel. Le HD était câlissement loin en 2001. Ça va vite! Bah, pas tant que ça…